Et si le Maire du Diamant était un pompier pyromane ?

Et si le maire du Diamant était un pompier pyromane ? Il crée un déficit, puis prétend avoir redressé la ville, tout cela pour détourner l’attention du fait qu’il a accordé 1 550 000 €, l’argent des Diamantinois à Cofic entre-temps !
Ceci n’est pas une fiction ?

Ordre du jour :
DOB : DÉBAT D’ORIENTATION BUDGÉTAIRE 2025

Rapports :

Le 31 mars, nous nous sommes réunis pour le dernier Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) de la mandature dans sa configuration actuelle. Dès la lecture du document, il est apparu clairement comme un catalogue de promesses de la majorité. À l’approche des élections, la majorité tente de sauver sa mandature, mais les Diamantinois ne sont pas dupes ! Une fois, passe encore, mais pas deux ! Le DOB 2025 ressemble étrangement à celui de 2024, révélant une incapacité à faire avancer les projets structurants pour améliorer le quotidien des administrés.

Le 30 juillet 2020, le maire a voté son Budget Primitif en équilibre. Rappelons aussi qu’en 2019, l’ancienne majorité avait réduit l’impôt foncier d’environ 8,43 %, alors que la ville était toujours sous le contrôle de la Chambre Régionale des Comptes (CRC). Cette baisse d’impôt avait été validée par le préfet de l’époque, qui soutenait la ville dans son bras de fer contre Cofic. Changement de préfet et changement de majorité ! La suite n’est qu’une décision politique du Maire de capituler en versant 250 000 € par an pendant toute la durée de la mandature, sans aucune contrepartie gratuite !

250 000 € qui partent en fumée chaque année, comparés aux maigres subventions accordées aux associations, en moyenne 50 000 € par an ? À vous de juger, c’est une véritable catastrophe humaine, sportive, culturelle, éducative et environnementale…idéologique !

Il a été démontré que le déficit actuel est la conséquence des décisions prises par l’intéressé, notamment son choix politique de régler l’affaire Cofic par soumission. Il convient de souligner qu’aucune construction illégale n’a été identifiée sur le terrain en question. En toute transparence, il aurait dû informer la population de l’impact du protocole déséquilibré sur les finances publiques. Cependant, il a préféré attribuer la responsabilité à l’équipe précédente pour masquer ce montant de 1 550 000 €.

• Une masse salariale contenue : à vous de juger !

Une fois de plus, le maire tente de tromper les Diamantinois en réaffectant des agents à la caisse des écoles ou au CCAS. Ces agents, auparavant payés par la commune, le sont désormais par ces structures. L’effort financier reste inchangé ! Néanmoins, nous saluons la fin de ce chantier de réaffectation, déjà en cours.

Le DOB mentionne : « La ville du Diamant fait face à un vieillissement progressif de son personnel, impactant directement la productivité et l’efficacité des services municipaux. » Y aurait-il deux catégories d’employés au Diamant ? Quel regard porte-t-on sur ces hommes et ces femmes aujourd’hui ? Ces salariés méritent du respect, ayant souvent travaillé dans des conditions difficiles par le passé. Nous dénonçons la formulation utilisée dans le DOB pour discriminer ces agents qui servent encore la population.

Nous avons également sollicité le Maire afin de favoriser la mobilité sociale des membres des deux associations qui travaillent pour la ville, par exemple en leur offrant l’opportunité d’intégrer les effectifs municipaux avec l’aide d’un jury par exemple. Cependant, la réponse du Maire a été négative, malgré nos arguments persistants. Nous jugeons cette décision regrettable, surtout compte tenu des éloges constants à l’égard de ces personnes pour leur travail quotidien. En l’absence de cette opportunité, il est peu probable que ces agents méritants puissent un jour rejoindre les rangs de la municipalité avec cette majorité.

• La stabilité des impôts locaux : en augmentation !

Bien que le taux d’imposition communal n’ait pas augmenté, la base fiscale a considérablement explosé ! C’est une double peine, car depuis 2020, le taux de la taxe d’ordures ménagères, fixé par la Communauté d’Agglomération de l’Espace Sud, a bien augmenté. Pour la cinquième année consécutive, les élus du Diamant Rassemblé réclament une baisse des impôts, comme le prévoyait notre programme 2020/2026. Cependant, le maire ne semble pas disposé à y consentir, car nous continuons de payer le coût de son fameux accord avec Cofic. Les Diamantinois doivent être soulagés de ces hausses de la base fiscale, en augmentation depuis cinq ans.

• La ville désendettée qui dispose d’une bonne capacité d’autofinancement : jusqu’à quand ?

Nous observons déjà une dérive dans les restes à réaliser sur le budget de fonctionnement. En 2023, la ville avait des restes à réaliser à hauteur de 87 817,36 €. Pour 2024, à notre grande surprise, malgré les éloges, ce montant a augmenté de plus de sept fois, atteignant 642 939,48 € ! Et cela, SANS COMPTER LES FACTURES QUI SONT DANS LES TIROIRS. Par conséquent, le prochain budget en sera d’autant plus impacté. À la veille des élections, nous craignons un dérapage significatif. Depuis 2020, le maire est incapable de générer les recettes communales. Heureusement, d’autres sources de revenus abondent : nos impôts, l’octroi de mer, diverses participations de l’État, etc. Ce sont ces recettes qui permettent de rétablir l’équilibre budgétaire de la ville, et rien d’autre. Toutes les mesures impopulaires avaient déjà été prises par l’ancienne majorité.

Nous apprenons également l’achat d’un engin pour nettoyer la plage des sargasses, sans plan de financement d’un montant de 172 088 €. Par ailleurs, l’État a demandé de revoir le coût de construction de la nouvelle l’école de Saint Charles, dont le financement dépasserait les 18 000 000 €. Nous n’avons cessé de souligner que ce coût était trop élevé pour la ville. Pour rappel, notre programme prévoyait la livraison de l’école en septembre 2022, avec un coût beaucoup moindre et une école à taille humaine. À vous de juger !

Face aux difficultés rencontrées par la CTM, il manque un véritable arbitrage des chantiers prioritaires.
Y a-t-il réellement un pilote dans l’avion ?

Article Similaire

1 Commentaire

  • Eugenie 6 avril 2025

    Cest au pied du mur wuon voit l’ouvrier. Il est très facile de faire des promesses à la population pour obtenir ses voix. Cependant, la mise en oeuvre peut souffrir d’un manque d’engagement véritable. Et il est très courant de faire porter la responsabilité aux femmes et hommes qui, en dépit du manque moyens matériels et organisationnels, assurent le service public. A noter que la vieillesse est un atout s’il est donné à ces agents de capitaliser leur expérience. Surtout, si on se donne la peine de coupler cette expérience avec les apports nouveaux, la productivité et l’efficacité recherchées, seront à lordre du jour. Il importe, pour obtenir les résultats escomptés, de sortir de la logique de clientèlisme.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.